mercredi 20 juillet 2022

Mercredi 20 juillet 2022

 

On nous demande toujours de se projeter dans l’avenir, d’avoir des projets, de savoir ce qu’on veut.

 

Moi, je n’y arrive pas. Je ne sais pas.

Je change tout le temps. D’une heure à l’autre, d’un jour sur l’autre…

 

Bien sûr, il y a des trucs qui restent, des envies qui ne changent pas.

Il y a un socle qui n’a jamais bougé et ne changera jamais.

 

Le socle principal : aller mieux, être heureuse.

Pouvoir dire un jour : « J’ai vaincu tout ça. »

 

Mais pour le reste… Quand on me demande où je me vois dans cinq ans, je ne sais pas répondre.

 

Parce que la Moi de « dans cinq ans », ce n’est pas la même que la Moi de maintenant.

Et je ne peux pas définir ses envies, ses rêves, ses projets. Je ne peux pas y réfléchir à sa place.

 

J’essaie déjà de vivre le présent, et de me débrouiller comme je peux avec le passé.

 

Ne me demandez pas de me rajouter les soucis de mon avenir, qui je serai et ce que je deviendrai…

 

Je débroussaille pour la Moi du futur, c’est ce que je peux faire de mieux pour elle, pour qu’elle puisse aller plus loin que moi, si elle le souhaite.

 

Alors finalement, je ne sais toujours pas où je serai dans cinq ans, mais je sais où j’étais il y a cinq ans…

Je peux voir cette évolution-là, au moins. Et c’est déjà pas mal.

 

Je suis pressée d’être dans cinq ans encore, et de me retourner pour voir une plus grande évolution.

lundi 4 juillet 2022

Lundi 04 juillet 2022

On est peut-être trop habitué à avoir peur pour pouvoir vivre libre.

Trop habitué à se faire invisible pour oser exister.

Et trop habitué à la honte, pour pouvoir être fier…

 

A vivre si longtemps enfermé comme dans une cage, on reste un peu timide, un peu fermé, même quand on en sort.

 

Et déjà, apprendre à en sortir, c’était un énorme effort.

 

La cage, on la connaît, on a appris à vivre à l’intérieur.

Et quand on l’ouvre, c’est le monde entier face à soi… Il y a de quoi être effrayé.

 

Ça prend du temps de comprendre qu’on n’est plus enfermé, qu’on peut enfin faire ce qu’on veut et vivre comme on l’a toujours souhaité.

 

Ça prend du temps de marcher au milieu du monde sans peur, et en toute confiance.

 

La cage n’est jamais loin… Enfer ou refuge, parfois on ne sait plus.

 

On  est trop habitué, mais ça ne veut pas dire qu’on ne peut pas apprendre, et se désenchaîner totalement de tout.

Et du poids du passé, et du poids de se taire. Et du poids de la honte de s’être laissé faire.

 

Puis un jour, oser vraiment se regarder avec fierté.

Relever la tête, plutôt que raser les murs et se cacher sous terre.

Parce qu’il y a de quoi être fier, à crever le silence, vaincre les murs, vaincre la honte, et puis la peur. 

Vraiment <3